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20 Déc

Les différents types d’émotions

L’émotion, définie par un état affectif intense, se traduit le plus souvent par une manifestation physique plus ou moins mesuré selon le caractère de chacun et la nature de l’événement. Confondue le plus souvent avec le sentiment, l’émotion est une réaction incontrôlable qui nous permet de vivre mais surtout de survivre : la peur est l’émotion la plus conséquente puisque c’est elle qui nous permet d’anticiper l’accident. Depuis des années, les penseurs, psychologues et théoriciens étudient l’émotion. Ils ont donné diverses définitions à ce mot. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Cet article vous donnera des informations plus amples concernant l’émotion et les diverses formes qu’elle peut prendre.

 

L’émotion, : origine et définitions

  • Selon William James

En 1884, un philosophe et psychologue américain du nom de William James a publié un article intitulé « What is an émotion ? ». L’auteur définit l’émotion comme la perception de grands changements sur le plan corporel. Sa théorie a fait l’objet de nombreux débats. Elle considère que l’émotion résulte d’une réaction corporelle.

Selon Yves-Alexande Thalmann

Dans son ouvrage intitulé « Le décodeur des émotions », le psychologue clinicien Yves-Alexande Thalmann révèle que l’émotion accompagne chacun d’entre nous en toutes circonstances. L’expert évoque aussi l’existence d’un élément déclencheur comme un souci, ou un souvenir triste.

 

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Qu’est-ce-que l’émotion ?

On la définit comme une réaction psychologique qui engendre une réaction physique suite à une situation agréable ou désagréable. Elle se développe d’abord à l’intérieur puis se manifeste à l’extérieur. L’émotion n’est pas durable. Elle s’estompe au bout de 3 ou 4 minutes, le temps nécessaire au corps d’évacuer la tension et de retrouver son équilibre. Par ailleurs, c’est ce qui la différencie du sentiment. Ce dernier peut persister dans le temps

 

Les différentes catégories d’émotions

En 1987, les théoriciens William James et Carl Lange Choquart ont produit une théorie précisant l’existence de différents types d’émotion. Selon eux, elles varient en fonction de la modification corporelle.  D’autres théoriciens comme Robert Plutchik ont confirmé cette thèse et ont ainsi développé le concept d’émotions primaires.

Connues aussi sous les termes « émotions fondamentales » ou « émotions de base », elles sont présentes chez tous les êtres humains depuis la naissance et chez les primates. Elles sont générées par un évènement ou une situation précise. On peut également les identifier rapidement via les expressions faciales.

Les théoriciens ont aussi répertorié plusieurs émotions secondaires. Ils concernent des ressentis plus complexes et résultent d’émotions primaires. Enfin, il est tout aussi important de mentionner que les émotions peuvent être négatives. Dans ce cas, elles constituent de troubles qui engendrent des problèmes ou des troubles physiques et psychologiques. Les émotions peuvent également être positives. Elles engendrent une sensation de bien-être.

 

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Les émotions primaires

Dans « Les Passions de l’âme » un ouvrage sorti en 1649, le philosophe René Descartes révèle qu’il existe 6 émotions de base. Il s’agit de l’admiration, la haine, l’amour, la joie, la tristesse et le désir. Dans la fameuse « roue des émotions » élaborée en 1980, le psychologue Plutchik pense en revanche qu’elles sont au nombre de 8. Mais la majorité des théoriciens pensent qu’il existe 6 émotions de base.

 

  • La joie

Il s’agit d’une émotion agréable qui donne du plaisir. On l’associe souvent au bonheur. Selon le philosophe hollandais Spinoza, c’est « le passage de l’homme d’une moindre à une grande perfection ». En d’autres termes, la joie se définit comme une augmentation de la puissance humaine suite à l’accomplissement de certains désirs ou bien la réalisation d’un effort.

Pour le philosophe français Henri Bergson, la joie n’est autre qu’un signe de succès ou d’accomplissement. Quoi qu’il en soit, c’est l’émotion la plus agréable qui soit. Elle se manifeste par le sourire ou l’éclat de rire.

En tant qu’émotion primaire, la joie n’est pas durable. En revanche, elle génère d’autres sensations agréables comme la confiance en soi, la gratitude, l’optimisme, l’espoir ou encore la vitalité.

 

  • La tristesse

C’est tout le contraire de la joie. On définit la tristesse comme une douleur générée par le désespoir, l’insatisfaction, la misère ou le chagrin. La manifestation de la tristesse peut se traduire par le comportement désespéré d’une personne anéantie.

La tristesse est une émotion qui peut se transformer en un sentiment plus durable, qui peut s’amplifier. Or, ce n’est pas le cas. En réalité, elle fait naître un ensemble de pensées négatives. Quand elles sont nourries à l’intérieur, elles peuvent mener un individu dans un état dépressif, parfois même suicidaire.

Selon Daniel Goleman spécialiste en psychologie et en intelligence émotionnelle, il est nécessaire de procéder à des séances de psychothérapie cognitivo-comportementale pour pouvoir s’en débarrasser, lorsque l’émotions est trop forte.

 

  • La colère

Certains théoriciens pensent qu’il s’agit plutôt d’une émotion secondaire parce qu’elle a un lien avec la frustration, la sensation de manque ou bien une blessure morale ou physique. Une étude menée par L’association américaine pour le progrès de la science (AAAS) révèle que la colère engendre des problèmes d’ordre psychologique et physique.

Des philosophes grecs à l’instar d’Aristote ont même déclaré que c’est une émotion qui fait souffrir. C’est le cas lorsqu’elle n’est pas évacuée. La colère est facilement reconnaissable. Elle engendre une accélération du rythme cardiaque et de la respiration et la tension des muscles.

Une personne en colère peut devenir agressive et risque de commettre des actions irrationnelles et irréfléchies. En somme, la colère est une émotion dévastatrice. Elle peut générer des ressentiments et de la jalousie. Elle peut aussi de se transformer en haine, un sentiment durable.

 

  • La peur

D’après les psychologues John B. Watson et Paul Ekman, la peur est provoquée par d’autres émotions comme la colère, la joie et la tristesse. On peut aussi la définir comme un sentiment d’angoisse face à une situation dangereuse et ce, qu’elle soit réelle ou imaginaire. C’est une sorte de signal d’alerte qui permet à un individu de se défendre ou de prendre la fuite.

Comment reconnaître la peur ? Elle se manifeste par l’accélération du rythme cardiaque, l’incapacité du corps à bouger ainsi que la bouche sèche. La peur peut également provoquer une sueur froide qui coule sur le front ou les mains moites.

 

  • La surprise

Cette émotion est souvent générée par un événement inhabituel ou une information importante. Elle disparaît rapidement et peut être remplacée par d’autres émotions comme la tristesse, la joie ou la peur.

De nombreuses personnes détestent les surprises pour la simple raison qu’elles appréhendent la sensation qu’elles pourraient provoquer. En effet, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, elles peuvent constituer une forme d’agression infligée au corps.

En ce qui concerne la réaction corporelle la surprise peut générer le ralentissement du battement du cœur, un blocage de la respiration, les yeux écarquillés ou encore la bouche entrouverte.

 

  • Le dégoût

Comme son nom l’indique, le dégoût est une émotion qui se manifeste quand on est face à une situation très désagréable. Ce terme est utilisé lorsqu’on voit des aliments ayant une mauvaise odeur, une forme peu esthétique ou un goût infect, mais aussi une situation écœurante par sa nature immorale : selon de nombreux philosophes et écrivains, le dégoût peut également concerner les relations interpersonnelles. En effet, on peut être dégoûté par l’inceste. Quand un individu nous pousse à faire une chose contre notre volonté, on éprouve un sentiment de dégoût.

 

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Connaître les émotions pour développer son intelligence émotionnelle

Si les théoriciens ont entrepris des travaux d’études concernant les émotions, c’est parce qu’il est important de les connaître, de les comprendre, de savoir les exprimer et les gérer. C’est un moyen d’accroître son intelligence émotionnelle.

Selon Mayer et Salovey, il s’agit d’une « habileté à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les autres.».

D’un angle plus pratique, il s’agit d’une compétence indispensable à tout individu qui souhaite réussir sur le plan professionnel et qui veut avoir des relations stables et de qualité avec les autres.

 

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